Consommer mieux

En ce moment, peut-être parce que je vieillis, mon comportement alimentaire change.
Je vous en avais déjà parlé ici, je ne supporte plus les choses trop grasses, sucrées, ni le mac do. J’ai fortement réduit ma consommation de coca et autres boissons sucrées, idem pour le Nutella, que je ne peux plus avaler sans avoir mal au coeur.

nutella-composition

Là où je suis hyper contente, c’est que ce n’est pas vraiment un choix: je me sens écœurée donc je ne le vis pas comme un régime.
Cette histoire, arrivant un peu avant l’été, j’ai eu très envie de fruits et légumes frais. Sauf que voilà, accroche-toi si tu aimes ceux qui ont du goût. Parce que bon, le kilo de pêches à 1.99 c’est bien, mais croquer dans un caillou tout sec, ça me fait le même effet.
Petit à petit, j’ai re-goûté les jus de fruits frais, les fruits et légumes des producteurs, et là, révélation: je ne veux plus manger autre chose! Je préfère ne pas en acheter quand je fais les courses, quitte à m’en priver quelques jours, mais acheter du BON.
Cet article tombe pile poil pendant l’histoire des agriculteurs qui militent pour leurs conditions de travail (et leurs salaires) et je dois dire qu’il tombe bien, au final.

 

1 – Manger Local ou Bio
Je ne suis pas une inconditionnelle du bio. On a beau dire ce qu’on veut, je pense sincèrement qu’il y a un sacré marché derrière où les industriels se gavent encore plus sur leurs marges. Le vrai « bio » à mon sens, c’est d’aller chez un producteur, un agriculteur, et lui acheter directement ses produits. Il n’y aura pas le label AB, mais on sait au moins que ses vaches auront mangé de l’herbe (de la vraie), et que ses légumes ont eu le temps de mûrir au soleil.
Je me pose donc la question: vaut-il mieux choisir de manger bio ou local? Et pour ma part, il n’y a pas photo, le local l’emporte! On fait vivre des familles, on sait d’où les produits viennent et on sait où notre argent va.
Tout le monde n’ayant pas de ferme ou verger à côté de chez lui (moi la première), je profite de travailler de la maison pour m’organiser et aller au marché de temps en temps. Quel bonheur! Je choisis de beaux produits, bons, les pêches sont grosses comme mon poing, on me conseille pour choisir mon melon, c’est génial.

Avant de me jeter la pierre, sachez que je ne suis absolument pas écolo, comme nana, ni végétarienne. Je ne milite pas pour sauver la planète. Je fais partie de ces gens un peu lâches, qui trouvent qu’il faudrait changer mais ne savent pas trop comment changer leurs habitudes. Ceux qui pensent que la seule alternative de la viande, c’est le tofu, et que manger autre chose que des fruits de supermarché, c’est trop cher.
Sur ce dernier point, c’est vrai et faux: le kilo est PARFOIS plus cher sur le marché, mais j’achète moins car je mange mieux. Avant de dire « tout le monde ne peut pas se le permettre », allez voir, comparez, et redites moi. Je pensais comme vous, mais j’ai eu la preuve que je me trompais!

Par contre, je n’en peux plus des gens qui sont les premiers à te faire la leçon, à te dire « bouh c’est de la merde ce que tu manges, moi je fais tout moi-même, j’achète que du bio, je ne mange ni viande ni gluten et je soutiens le made in France ».
C’est bien, c’est une opinion. Mais il y a 2 choses qui me gênent:
– Le côté moi je fais bien/toi t’es nul et irresponsable
– Et surtout, le « mais chacun fait ce qu’il veut » qui suit généralement
Evidemment que tu ne le penses pas, sinon tu aurais gardé ton discours moralisateur pour toi!

Ce qui m’énerve aussi, c’est le côté « nos parents faisaient comme ci, mangeaient ça et ils sont pas morts ». Je pensais de la même façon il y a encore un an, sauf que c’est hyper puéril.
Déjà, je pense que les viandes, légumes et fruits de la génération de nos parents étaient un peu plus « naturels », mais surtout il faut voir plus loin que sa personne. Par exemple sur le débat de l’huile de palme dans le Nutella, c’est certes chiant quand les pro écolos commentent les photos, mais ce n’est pas pour vous dire « attention, c’est mauvais pour TOI », ils s’en foutent, au pire ça te fait grossir et ça bouche un peu tes artères. L’idée, c’est plutôt que pour produire cette huile, on déglingue peu à peu la planète et ses habitants (animaux et humains).

 

2 – Les Déchets
Je ne fais absolument pas attention à mes déchets. Je sais c’est mal, mais ce ne sera pas la seule mauvaise chose dans cet article.
J’ai vu tourner un livre dernièrement « Objectif Zéro Déchet » et je dois dire que je ne m’en sens pas capable, même si j’en vois clairement l’intérêt: je dois vider une grosse poubelle tous les 2/3 jours et je trouve ça énorme!
La seule chose écolo que j’ai achetée, et que je ne regrette pas du tout, ce sont les carrés lavables des Tendances d’Emma, pour le change de ma fille, avec du liniment. C’est vraiment super. Les couches lavables, je ne me sens pas, en revanche.
Ce que j’appelle déchets, c’est aussi le gaspillage, et ça, c’était vraiment un problème avant.
En préparant mes courses, je fais une liste de menus sur 2-3 semaines, et j’achète ce qu’il faut. Parfois, j’achetais mes fruits et légumes trop en avance et ils pourrissaient (= poubelle), idem pour les yaourts, fromages, crèmes… J’avais aussi l’habitude d’acheter des produits courants, sans savoir ce que j’allais en faire: fromage râpé, oeufs, beurre, jambon… Au final, ils périmaient et on devait les jeter.

En exclusivité mondiale (ou presque), voici quelques idées pour moins gaspiller.
– Préparer ses menus à l’avance: c’est l’étape clé! Se faire un tableau sur 1 ou 2 semaines, et choisir les repas à préparer à l’avance. Certes, on y passe 1h au début, mais on gagne un temps précieux chaque soir! Pour ma part, je n’indique qu’un seul plat que je cuisine en plus grande quantité pour qu’on puisse en remanger le lendemain midi, et que je prépare la lunchbox (ça fait mieux que « gamelle ») de ma fille.
Si vous n’avez pas d’idées, ou que vous mangez toujours la même chose, allez voir sur ce site, il y a des choses très simples et parfois de belles surprises!
– Lister pour chaque menu choisi la liste des ingrédients et n’acheter que ça. Si vous avez besoin d’une plaquette de beurre, n’en prenez pas 2.
– Si possible, aller une fois par semaine au marché choisir ses fruits, légumes, oeufs, fromages, poisson… pour la semaine. On peut avoir de très belles surprises au niveau du prix!

 

3 – Prendre Soin de son Corps

Et enfin, dernier point qui va bien avec le reste (comme ça tombe bien), c’est son corps. Quand vous le nourrissez bien, il est censé vous dire merci, mais ça ne suffit pas. Le sport est un bon allié pour se sentir bien dans son corps ET dans sa tête.
Quand on me parle de sport, j’imagine quelque chose d’assez violent, un footing qui n’en finit pas ou une transpiration excessive sur un vélo d’appartement. Et il faut avouer que ça ne motive pas, encore moins quand on a un objectif de perte.
Dernièrement et avec les rencontres que j’organise, je me suis intéressée au sport spécialement fait pour les femmes, en particulier selon la méthode de Gasquet, et ça me parait évident que je me suis maltraitée avant.
Voici une petite vidéo qui vous fera j’espère comprendre pourquoi

J’ai suivi plusieurs cours avec une coach sportif spécialisée dans le sport de la femme enceinte et la jeune maman, et je peux vous assurer que sans forcer comme un bourrin, j’ai eu des courbatures le lendemain!
Dans le même esprit, j’aime énormément ce que propose Lucile Woodward, et sa philosophie. Dernièrement, elle a publié un article qui m’a marquée: pourquoi vouloir toujours perdre alors qu’il suffit de se remplir de mieux? Pourquoi affamer son corps, le placer en situation de famine, auquel cas il stocke, alors qu’il suffit de ruser en lui donnant tout ce dont il a besoin mais de meilleure qualité?

 

 

1 Commentaire

  1. […] Juillet j’ai … Eu envie de changer ma façon de consommer, commencé à penser à faire un deuxième […]

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