Grossesse 1 VS grossesse 2 : le jeu des 7 différences

En réalité c’est grossesse 1 VS grossesse 3, mais la deuxième a été tellement rapide, et connue seulement l’espace de quelques heures, que je n’ai pas de moyens de comparaison avec ces grossesse « normales ».

Alors que je suis encore dans le premier trimestre, je remarque déjà quelques différences entre ma première et ma deuxième grossesse…

nausées grossesse

Il y a deux types de femmes enceintes: les chanceuses et les nauséeuses. Evidemment, je fais partie de cette deuxième catégorie.
Si pour ma fille j’avais été barbouillée jusqu’à 4-5 mois de grossesse, je n’ai vomi que deux fois (coucou les détails croustillants): chez moi et sur quelqu’un, dans le bus.
Là, je découvre ce que sont les VRAIES nausées, celles qui te collent une mine de déterrée, qui t’empêchent de t’allonger si tu n’as pas attendu 2h après le repas, qui te piquent les joues. Si j’ai le malheur d’attendre un peu quand je commence à avoir faim, c’est la dégringolade: ça gargouille, j’ai l’estomac qui se tord, j’ai les joues qui pique et la tête qui tourne, je vomis (rien) (donc ça fait mal).
Bref, nausées première grossesse 0 – nausées deuxième grossesse 1

 

enceinte et impatiente

Enceinte de ma fille, j’étais à peine enceinte que j’avais déjà envie du gros ventre, des nausées (oui oui) (je suis gâtée), de l’accouchement, de la découvrir, de savoir à qui elle ressemble…
Pour ce deuxième bébé, j’ai envie de savourer chaque étape. Les premiers mois où on ose pas te demander si tu es enceinte ou si tu as bien mangé, les petits « bobos » qui arrivent à nous manquer quand on veut un bébé, voir mon ventre s’arrondir doucement, même s’il est encore un peu mou, et que selon ma position, on dirait juste que j’ai un peu forcé sur les Kinder. Et puis les échographies, l’annonce du sexe, les cours de préparation à l’accouchement, découvrir (peut être) une venue au monde plus naturelle, trouver les ressemblances avec sa soeur …

 

enceinte découvrir le sexe

Je ne parlerai pas ici du sexe des parents pendant la grossesse (quoique, vaste sujet), mais plutôt de la découverte du sexe.
Pour notre fille, nous ne nous sommes pas posé la question: on voulait savoir si c’était une fille ou un garçon. Pour ce deuxième bébé, on y a réfléchi et on veut toujours savoir ! Ca nous permet d’imaginer quelque chose de plus concret, de commencer à l’appeler par son prénom (déjà choisi, qu’il soit fille ou garçon).
La vraie différence, c’est que pour Naïa, j’étais persuadée d’attendre une petite fille, et là, depuis les premiers jours, je suis sûre d’attendre un garçon.
L’avenir (et l’échographiste surtout) nous le dira !

 

la chance d'être enceinte

En 2013, j’ai arrêté la pilule et 15 jours plus tard, un bébé a fait son nid. Pas de fausse couche, pas de complications, pas de problèmes ni pour elle ni pour moi.
Tout ça me paraissait normal: on veut un bébé, on en a un. Point.
Aujourd’hui, après une GEU et un deuxième bébé désiré pendant un an et demi, je réalise que donner la vie n’est pas un parcours si simple, et qu’on a de la chance de connaître ça à nouveau.

 

annonce grossesse

Pour notre fille, j’avais réfléchi à quelque chose d’un peu travaillé pour l’annoncer aux grands parents.
Replaçons le contexte: nous nous étions installés ensemble, dans notre premier appartement, 6 mois auparavant, je venais de quitter mes études de lettres pour un boulot d’agent immobilier indépendant (payée à la commission) (= 1000€ tous les 3 mois, en gros), mon homme avait accepté un boulot ingrat en CDD, au SMIC, avec des conditions difficiles et peu de perspectives d’évolution.
Donc, pour ne pas trop les choquer ni les brusquer, on a emballé ça dans un joli paquet, car personne ne savait qu’on avait envie d’un bébé ! On leur a emballé des indices, comme du café Grand mère, à ouvrir dans un ordre précis. Si je savais que ma mère allait percuter dès le premier sachet, je savais que ma belle mère aurait plus de mal à comprendre. On a donc mis en dernier une échographie (et on a bien fait, elle a littéralement cru qu’on lui offrait du café !). Les réactions ont été mitigées, et après coup, évidemment, tout le monde était ravi.

Pour ce deuxième bébé, après ce qu’il nous est arrivé en décembre dernier, il n’y avait pas tellement de suspense. On leur a donc dit, tout simplement, quelques jours après l’avoir su. C’était encore le tout début de la grossesse, j’étais à 3-4 semaines, mais on a choisi de leur dire rapidement, au cas où. Au cas où ça se passerait mal et que j’aie besoin d’être entourée, pour ne pas avoir à expliquer qu’on attendait un bonheur, alors qu’on ravalerait nos sanglots.

 

apprendre sa grossesse

Pour ma fille je ne me suis pas posé de questions, et j’ai fait confiance au service médical. Résultat: une grossesse trop médicalisée (plus que nécéssaire), un suivi pas très agréable, une péridurale imposée, un accouchement subi, un allaitement raté, et un joli baby blues.
Pour ce deuxième bébé, je sais ce que je ne veux pas. Je vais donc me faire suivre par une sage femme libérale, et je n’irai passer que les 3 échographies obligatoires (j’avoue que ça va me manquer de ne pas voir mon bébé tous les mois!). Je vais, si toutes les conditions le permettent, essayer d’accoucher de façon plus naturelle, sans pour autant m’opposer à la péridurale, mais au moins avoir le choix, et pouvoir gérer ma douleur. La maternité où je vais accoucher propose un plateau technique mis à disposition des sage femmes, c’est une chance et je compte bien en profiter !

 

enceinte deuxième bébé

Le plus grand changement, je crois, c’est quand même que pour cette grossesse, j’ai déjà à m’occuper d’un grand bébé !
Si ma fille est assez indépendante et débrouillarde, elle n’en reste pas moins une petite fille qui a besoin de sa maman, et qui aime parfois redevenir un petit bébé.
Elle se montre déjà très protectrice et maternelle, elle cajole mon ventre, le caresse en disant « c’est un bébé », lui fait des bisous. Mais c’est quand même terriblement épuisant de devoir jouer, sortir, rigoler, veiller, cajoler, câliner, quand on n’a qu’une envie: dormir !

J’avoue que c’est certainement ce point qui me fait le plus peur: le sommeil. Naïa a tellement peu dormi bébé, que j’ai peur d’être vite épuisée si le bébé dort aussi mal, et qu’il faut gérer la journée.
Pour le reste, je me dis que ça tombe drôlement bien: un bébé d’hiver, un bébé d’été. Il est prévu pour mai, ce qui nous laisse deux mois d’école pour profiter de lui seul, un peu comme une primipare, puis tout l’été pour apprendre à trouver sa place, à quatre.

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