L’homéopathie pour les enfants

Il y a quelques mois, j’ai assisté à une conférence sur la santé de l’enfant, et plus particulièrement l’homéopathie. C’était extrêmement intéressant, mais entre temps, j’ai accouché et les premiers mois d’un bébé, c’est pas franchement la période où on a le plus de temps libre !
Voilà donc mon article, avec un peu de retard, mais – j’espère – de bonnes informations !

Avant toute chose, j’ai un rapport assez particulier avec les médicaments: je DETESTE en prendre. Il faut vraiment que je sois au fond du trou pour prendre quelque chose. Le seul moment où je consens à prendre un demi Doliprane, c’est quand j’ai une migraine, car je sais qu’elles durent 3 jours sinon. Pour mes enfants, évidemment c’est pareil: plus on s’en passe, mieux c’est !
L’homéopathie, je connais, j’y ai eu recours un peu tardivement, car avant j’avais cet a priori de penser que ça avait un effet placebo.

Pendant cette conférence, un pédiatre homéopathe était là pour nous présenter l’homéopathie et répondre à toutes nos questions.

Les 3 usages de l’homéopathie

On peut avoir recours à l’homéopathie chez l’enfant, et chez l’adulte, dans 3 cas.

Soigner avec l’homéopathie

L’homéopathie va nous permettre de soigner une maladie chronique ou aigüe. Attention, il s’agit de soigner et non de guérir: on ne pourra pas venir à bout de la cause (de l’asthme, des allergies ou une rhinite récidivante par exemple) uniquement avec l’homéopathie, en revanche, on pourra atténuer les effets secondaires.
On pourra par exemple soigner la fièvre, prévenir une bosse après une chute…

Prévenir avec l’homéopathie

On peut mettre en place un traitement de fond, une fois que les causes d’une maladie chronique sont déterminées. Le fait de prendre un traitement homéopathique permettra d’atténuer largement les effets, voire d’éviter à la maladie de se déclarer.

Faire de l’auto médication avec l’homéopathie

Une fois que vous avez trouvé le traitement adapté à vos symptômes, vous pouvez le réutiliser sans danger de sur-dosage par exemple.

Il existe de nombreux médecins homéopathes : ce sont des médecins « classiques », qui accompagnent avec l’homéopathie. Pour en trouver un près de chez vous, vous pouvez appeler le service info Boiron au 0 810 809 810, ou bien regarder sur le site des pédiatres homéopathes en cliquant ici.

Alors, l’homéopathie, c’est quoi ?

Oubliez ce que vous savez sur la prise de médicaments traditionnels : en homéopathie, ce n’est pas la dose qui compte, mais la fréquence et la dilution.
Aussi, les formules ne sont pas administrées selon la maladie contractée, mais selon les symptômes du patient.

Par exemple, il n’existe pas un « kit » d’homéopathie pour l’asthme : on ne traitera pas l’asthme en général, mais les symptômes ressentis par cette personne en particulier, et la forme que prend la maladie chez elle (froid, réveils nocturnes, étouffement…). Ce sont ces symptômes précis et propres à chacun qui vont être traités, pour soigner la maladie. C’est pourquoi il est inutile de donner votre « recette » à une autre personne : elle ne contracte pas forcément les mêmes signes que vous, et la formule sera donc inefficace. Aussi, il y a des personnes qui ne sont pas sensibles à certaines molécules : ce n’est pas l’homéopathie en général qui ne fonctionne pas, mais cette recette là pour cette personne en particulier, d’où l’importance de consulter un homéopathe, pour un diagnostic personnalisé.

Les seuls cas pour lesquels on peut retrouver des recettes type sont les désagréments « à la suite de… ». Par exemple, à la suite d’un coup de froid ou de chaud, d’une chute etc, on pourra avoir une formule de base, comme l’arnica.

L’homéopathie apprend à être vigilant : c’est à force d’observation de nouveaux symptômes ou de facteurs aggravants (par exemple, la lumière) qu’on arrive à adapter la formule et à trouver le bon remède. C’est la combinaison des symptômes, et la réaction du patient qui permettront de trouver la bonne recette.

Tout est une question de dosage : un produit peut être toxique et guérir en même temps (par exemple, le mercure), tout dépend de la dose administrée.

Idées reçues sur l’homéopathie

L’homéopathie, c’est moins efficace que les médicaments

Faux ! Une étude appelée EPI 3 démontre que se soigner avec de l’homéopathie est aussi, voire plus efficace qu’avec un traitement traditionnel. L’étude est à lire ici.

Il ne faut pas toucher les granules avec les doigts

Vrai et faux : le procédé de fabrication permet une répartition du principe actif dans toute la granule. Toutefois, pour des questions d’hygiène, il est préférable de ne pas toucher les granules avec les doigts.

Le dentifrice, la cigarette, les repas… rendent inefficace la granule

Faux ! L’idéal est de prendre les granules en ayant la bouche propre, mais ce n’est pas grave si on a mangé, bu ou fumé avant.

Mon bébé peut faire une fausse route

Faux ! Les granules sont en sucre, et donc fondent au contact de la salive.Pas de risque de fausse route ou d’étouffement, même pour un bébé.

Si on la croque, la granule n’est plus efficace

Faux ! On peut la croquer ou la diluer dans un peu d’eau sans soucis, ce qui est parfois plus pratique avec les enfants.
D’ailleurs, au moment où bébé fait ses dents, on peut diluer 15 granules de Chamomilla dans 60ml d’eau, et conserver le biberon au frais pour lui en donner tout au long de la journée !
On observe d’ailleurs de très bons résultats de l’homéopathie chez les enfants, puisqu’ils ne sont pas encore « intoxiqués » par les produits absorbés au fil des années: tabac, alcool, pollution, pilule…

Comment utiliser l’homéopathie ?

On a vu que l’important, ce n’est pas la posologie mais la régularité.
Par exemple, pour une maladie aiguë (laryngite, bosse après une chute…), on va donner 3 granules toutes les 3 à 5 minutes. Dès que ça commence d’aller mieux, on espace les prises, et quand les symptômes disparaissent, on arrête. Quand c’est pris à temps, il se peut même que la bosse suite à une chute ne sorte jamais !
Avec l’homéopathie, il n’y a pas d’effet indésirable, ni de risques d’en prendre trop. La quantité ne compte pas (si on a oublié une prise, inutile d’en prendre le double), et il n’y a pas de dose à respecter selon le poids : ce sera 3 granules pour un bébé, un adulte ou même un animal !

En résumé…

En aiguë :
– Le plus vite possible
– Répétition, diminution, arrêt
– Automédication accompagnée possible (livres, avis de la pharmacie…)
– Individualisation (pas la même recette pour tous)

En chronique (maladie longue) :
– Consultation médicale
– Même traitement à chaque récidive, nouvelle consultation si pas d’amélioration
– Ajustement du traitement selon les observations des symptômes

 

Et les chiffres sur les flacons dans tout ça ?

Il s’agit des dilutions.
Entre 5 et 7 ch, il s’agit d’une dilution basse, utilisée pour traiter le local et/ou l’aiguë
Entre 12 et 30 ch, c’est une dilution utilisée pour les maladies chroniques
Le 9 ch est la dilution basique, c’est celle qu’on utilise quand on ne sait pas trop ou en cas d’automédication

L’exception reste le symptôme « à la suite de » (intoxication, rhume, bosse…): on donnera une haute dilution en suivant la règle de la répétition / espacement /arrêt.

 

 

Alors, vous y voyez plus clair sur l’homéopathie ? Vous l’utilisez déjà pour vous ou vos enfants ?

 

EDIT : Suite à vos nombreuses demandes, vous pourrez télécharger ci-dessous une bibliographie avec quelques ouvrages qui pourraient vous aider à vous constituer une « trousse de base », pour vos enfants en particulier, en fonction de leurs symptômes

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