Récit d’une césarienne merveilleuse 2/2

récit césarienne

J’ai commencé à raconter la première partie (clique ici pour la lire) de mon accouchement par césarienne programmée. J’ai planté le décor, maintenant je viens te parler de la naissance en elle-même.
Pourquoi je le fais ? Pour 2 raisons principalement : pour garder une trace de cette histoire avec mes enfants, et surtout pour partager mon expérience, et aider les futures mamans à se projeter, à visualiser, à se rassurer si elles doivent accoucher de cette façon.

Voilà donc les infirmières qui viennent me réveiller, le mercredi 26 février, autour de 6 heures du matin. Je vais prendre une douche à la bétadine, on me pose un cathéter, et on me fait boire un cachet effervescent pour éviter les remontées acides. Je suis donc en tenue, prête pour le bloc, quand Aimeric arrive à 7h30. On a le temps de parler, de réaliser cette situation très étrange qui nous arrive : dans quelques minutes, on rencontre notre bébé surprise ❤️

Le brancardier arrive et me conduit au bloc. À l’arrivée, je reste sur mon lit et l’anesthésiste vient me poser des questions ainsi qu’un autre cathéter, car j’ai un risque hémorragique assez important. Aimeric part de son côté pour se mettre en tenue. On plane un peu tous les deux, c’est assez fou ! Un mélange de stress et d’excitation.

Je rentre dans le bloc et je tremble, j’ai froid et j’ai surtout peur de toute cette ambiance très médicalisée ! Le moment que j’aime le moins arrive : la pose de la rachianesthésie. Je fais le dos rond, l’infirmière face à moi est adorable. Ça me fait mal, je le savais, mais ça ne dure pas longtemps. Et puis une sensation de chaud m’envahit, la tête qui tourne un peu, et petit à petit, les jambes qui s’engourdissent.
On m’allonge sur la table minuscule et on me met des couvertures bien chaudes en même temps qu’on me branche pour surveiller le pouls, la tension…

Je commence à sentir un milliard de fourmis dans mes jambes, et jusqu’au nombril environ. Je suis étonnée que ça ne monte pas plus haut !
On commence à m’étaler de la bétadine et je suis surprise de ressentir tout ce qu’il se passe : je pensais n’avoir aucune sensation et finalement, je sens tous les gestes.

Aimeric me rejoint, à côté de ma tête, et il essaye de me distraire. J’essaye de ne pas me laisser envahir par le stress quand je sens le docteur inciser : vraiment, je pensais n’avoir aucune sensation, et finalement je sens tout, la douleur en moins !
Ça dure longtemps à mes yeux (pourtant quelques minutes seulement), mais je n’ai rien pour me repérer. J’aime savoir ce qu’on me fait, et le fait d’avoir ce champ opératoire devant les yeux me perturbe. J’arrive à apercevoir ce qu’il se passe dans le reflet de la lampe au plafond, et étrangement, ça me rassure.

D’un coup, je sens que ça bouge, que ça tire. Les gestes sont très forts, intenses, et je comprends qu’on y est presque. Alors je me concentre de toutes mes forces pour véritablement donner naissance à mon bébé. Je ferme les yeux, je l’appelle, j’entends la voix de mon mari, je pousse légèrement, et je me concentre sur ma puissance pour lui donner la vie.

Et puis, alors que ce bébé n’est encore pas tout à fait sorti, un cri incroyable nous vient de derrière le champ. C’est magique !
L’infirmière demande au gynécologue de ne rien nous dire pour que papa découvre la surprise de notre bébé. Il se lève, et après un moment d’hésitation, me dit « c’est… une fille !!! ». La surprise est tellement forte pour moi, qui pensais avoir un garçon !

On me la montre rapidement, je peux l’embrasser, je la trouve magnifique. Je dis à Aimeric de la suivre et qu’on se retrouve plus tard.

La césarienne se termine pour moi, je suis totalement stone, je ne pense qu’à ma fille, que j’ai si hâte de tenir contre moi ! L’infirmière revient me voir avec des photos de mon bébé, en peau à peau sur son papa. C’est tout ce que je voulais ❤️

On avait 2 prénoms en tête pour une petite fille, et quand on nous le demande – séparément – on répond qu’on ne sait pas encore. On a besoin de se concerter !
Après 2 heures en salle de réveil, on me conduit enfin dans ma chambre. Je trépigne littéralement dans mon lit. Arrivée dans le couloir, j’entends un bébé pleurer, je SAIS que c’est le mien.

J’arrive dans ma chambre, Aimeric me porte notre bébé que je mets en peau à peau. Elle tète spontanément quelques minutes plus tard.
On prend le temps d’être dans notre bulle, d’atterrir, de l’admirer. On hésite longuement sur son prénom, et on se met finalement d’accord 3 heures après sa naissance : ce sera notre petite Rose.

Moi qui avais peur de ne pas connaître le lien d’attachement immédiat, que l’allaitement soit mis en péril, que la séparation à la naissance vienne impacter notre relation, que l’émerveillement du 3ème soit moins important : laisse moi te rassurer, future maman, je suis une louve, et j’ai aimé mon bébé inconditionnellement à la minute où je l’ai rencontrée ✨

Si j’avais été dans le déni, dans le refus de cette fin de grossesse un peu spéciale, je serai passée à côté de cet accouchement. Finalement, en acceptant la situation au plus vite et en m’y préparant, j’ai vécu un accouchement merveilleux, et ma façon d’être active pendant la naissance, ça a été de lui transmettre ma puissance.

2 Replies to “Récit d’une césarienne merveilleuse 2/2”

  1. Tout est dit…. Cette sensation de tout sentir…. J ai eu ma fille en césarienne et après 72h de travail une petite prema arrivée en cesa d urgence (pré eclampsie) des lors qu on m annoncé la cesa avec des pincettes ke réponds spontanément « ben faut qu elle sorte, et le moyen peu importe tant qu elle en sort en bonne santé » du coup ben la césarienne a été top tout comme la tienne… Présence du papa équipe au top et photos… Ma usité moi’s glamojr car prema… Mais je l ai « sentie » sortir
    Merci pour ces mots (encore trop rares) sur la césarienne

    1. Merci Camille de m’avoir partagé ton histoire aussi !

Laisser un commentaire