Récit d’une césarienne merveilleuse 1/2

récit césarienne

Ce titre, je n’aurais pas parié dessus 1 semaine avant mon accouchement.
Comme je le racontais ici, j’ai eu une fin de grossesse assez imprévue. Le 9ème mois est mon préféré : ce mélange d’impatience et d’excitation, le fait que la rencontre puisse arriver à tout moment, j’adore ! Cette fois, je n’ai pas pu en profiter longtemps.

Une fois le choc de la césarienne programmée passée, j’ai pris le temps de me laisser abattre le reste de la journée : pleurer, me demander pourquoi, être triste de ne pas vivre un nouvel accouchement naturel, parler de mes angoisses. J’avais d’ailleurs donné ici quelques conseils pour se préparer à une césarienne programmée.
On ne connaissait pas encore le sexe de notre bébé surprise, attendu pour le 28 février.

Une semaine avant la date prévue, j’ai été prise de violentes douleurs dans le rein gauche. J’ai attendu mais dans la nuit, j’avais si mal malgré le Doliprane, la bouillotte et mon ballon, qu’on a appelé ma mère pour qu’elle vienne garder les enfants. Cette douleur était aussi intense qu’un accouchement, mais je savais que ça n’avait rien à voir avec le travail. J’étais dans un état second, j’ai vomi, je ne tenais plus sur mes jambes, je poussais des cris pendant les pics de douleur.
C’était un jeudi, on est arrivé à la maternité à 4h du matin. Après les examens classiques du col, monito, tension, la sage-femme est d’accord : le travail n’a pas commencé. Elle me fait faire une analyse d’urines pour vérifier s’il y a une infection : rien. Après 2 Doliprane et le passage d’un interne, on me dit que ce sont sûrement des coliques néphrétiques, et on me fait rentrer chez moi, il est 11h.
J’ai passé un week-end atroce, à n’être bien dans aucune position, à ne pas pouvoir dormir. Le lundi en fin d’après-midi, je me décide à appeler pour prendre conseil auprès de la maternité : je ne tiendrais jamais jusqu’à vendredi, jour de la césarienne ! La sage-femme me conseille de passer, je suis rassurée car je ne voulais pas les déranger à nouveau « pour rien ».

Nous voilà donc de nouveau au même endroit. Re-belote : monito, tension, contrôle du col, test d’urines. Rien à signaler.
Je souffre tellement et pensant sue le problème vient de mes reins, ils décident de me garder pour faire des examens le lendemain. Aimeric m’accompagne dans la chambre, me laisse quelques affaires (la valise était dans le coffre !) et rentre à la maison. Je passe la nuit sous anti-douleurs, mais soulagée d’être enfin prise en charge.

Le lendemain matin, je suis épuisée et sors dans le couloir chercher mon plateau pour le petit-déjeuner. Je croise un infirmière et mon gynécologue qui me demandent si ça va, et j’explose en sanglots. Je suis fatiguée, et j’ai tellement mal, je crois que je n’arrive plus à contenir tout ça.
Il me fait une échographie et vérifie le kyste qu’on avait déjà vu, la position transverse du bébé, et me dit qu’on va avancer la césarienne : au lieu de vendredi, on la fera le lendemain, mercredi 26.
Il m’envoie ensuite passer une échographie du rein pour comprendre ma douleur : le kyste écrase le rein et comprime l’uretère. Ce canal mesure normalement 2 à 3 millimètres, et est dilaté à plus d’1 centimètre. Je passe la journée et la nuit avec une perfusion de Tramadol (un médicament contre la douleur), mais clairement je ne le supporte pas : j’ai des hallucinations, une sensation d’angoisse permanente, ça m’endort mais je me réveille en sursaut toutes les 5 minutes. Je demande à ne plus en avoir, et me prépare à passer ma dernière nuit avec ce ventre rond…

La deuxième partie très bientôt !

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